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lundi 31 août 2015

Relookée, la Foir’Fouille vise 300 magasins d’ici à cinq ans


Créée il y a quarante ans, l’enseigne d’équipement de la maison à bas prix se renouvelle face à la concurrence. La marque veut se défaire de son image discount pour mettre l’accent sur le design et la mode. 

DISTRIBUTION « C’est le style qui a changé, pas les prix. »Pour Jean-François Martinez, directeur du développement de la Foir’Fouille, le nouveau concept plus qualitatif déployé depuis un an dans ses magasins discount d’équipement de la maison, ne change rien à la promesse de l’enseigne. La Foir’ Fouille, quarantenaire cette année, réunira mercredi et jeudi ses franchisés pour le leur prouver, lors de leur convention annuelle. L’occasion de leur présenter la version la plus récente du nouveau concept, dans les 1 750 m2 du magasin pilote de Rambouillet qui ouvrira ses portes le 4 septembre. Au programme, quatre nouveaux univers regroupés sous forme de « shop in shop » : univers promo à l’entrée du magasin, regroupant les produits des prospectus, puis univers déco, avec une ambiance boutique. Suivent ensuite l’univers festif, puis celui dédié à la beauté et l’hygiène.

« Nous voulions redynamiser un parcours client qui manquait d’aspérités », précise Jean-François Martinez, qui a pris il y a un an le contrôle de la société aux côtés du président Ivan Rapoport et d’autres membres de l’équipe dirigeante. Le but de ces évolutions : se défaire de l’image bazar et bas de gamme pour mettre l’accent sur le design et la mode. Aujourd’hui, les deux tiers des 220 magasins du réseau ont bénéficié de ce remodelage et, depuis trois ans, la quasi-totalité ont retravaillé leur façade, avec un nouveau logo. Actuellement, une vingtaine d’ouvertures sont programmées tous les ans, dont la moitié sont des créations. « Le reste représente des agrandissements ou des transferts de magasins, dont les emplacements étaient obsolètes », poursuit Jean-François Martinez. Comme à Vesoul, où le magasin a rejoint en mars une zone commerciale tirée par un Leclerc.

Un rythme qu’il faut accélérer : la direction visant 300 points de vente d’ici à 2020. Cible prioritaire : la région parisienne, avec un potentiel de 30 magasins contre 10 actuellement. Mais aussi les grandes métropoles de province comme Rouen, ou encore les villes moyennes de 100 000 habitants, dans lesquelles l’enseigne a déjà un magasin, comme Roanne, qui a ouvert en mai. Après Tarnos, Porto-Vecchio et Romorantin au premier semestre, suivront Rambouillet, Les Herbiers et Montgeron d’ici fin octobre.
Rendement au mètre carré 

Ce dynamisme est nécessaire pour ne pas se laisser distancer sur un marché du discount qui se porte plutôt bien. En témoigne le maillage accéléré du territoire opéré par le réseau de magasins indépendants Centrakor, passé de 40 à 262 magasins entre 2004 et 2015. Ce concurrent, originaire de Toulouse, vise 450 millions d’euros de chiffre d’affaires cette année, contre 550 millions pour la Foir’ Fouille. Si la Foir’Fouille est désormais troisième en nombre de magasin derrière Gifi (390 en France) et Centrakor, la direction revendique le meilleur rendement : 2 000 euros/m2. Sur les douze derniers mois, les ventes à magasins comparables ont progressé de 1 % (+7 % au total).

Une performance que l’enseigne attribue à l’implication des franchisés. Mais aussi aux efforts déployés en magasin.« Quand on se remodèle, cela a un effet immédiat sur le trafic. Surprendre, séduire, c’est cela qui provoque l’achat d’impulsion qui caractérise notre métier », poursuit le dirigeant qui continuera à privilégier le réseau physique, son site d’e-commerce ayant du mal à provoquer des achats non planifiés.

Le Figaro, 31/08/15

mercredi 12 août 2015

Des automates au rayon tomates

Paiement sans contact, chariots connectés… L’hypermarché du futur prend forme. Aperçu de ce qui nous attend (ou pas).


Imaginons. Dans le tout nouvel hypermarché SystemAuchan - les enseignes Système U et Auchan ont fusionné en 2018 - de la périphérie nantaise, un seul employé suffit pour encaisser les paiements dans l’immense magasin de 25 000 m2. Les cent caisses sont toutes automatiques : le client paie par carte ou via son téléphone mobile. Des dizaines de douchettes de «self scanning» sont à disposition à l’entrée. Les consommateurs déambulent dans les allées, les yeux fixés sur l’écran tactile de leur chariot connecté. Liste de courses, promotions en cours et fils d’actualitédéfilent à l’écran. Les rayons sont toujours parfaitement achalandés grâce aux deux cents robots affectés à la préparation de commandes dans l’entrepôt adjacent à l’hyper. Sur le parking, une noria de drones décolle et atterrit pour aller livrer les adeptes du commerce en ligne.

Science-fiction ? Oui et non. Non, car les enseignes introduisent lentement mais régulièrement les machines dans leurs points de vente. Oui, c’est encore de l’ordre de la prospective car le remplacement du personnel humain par des automates fait mauvais genre pour un secteur qui se targue d’embaucher en masse. Carrefour est ainsi le premier employeur privé de France (110 000 salariés en 2014). Reste qu’automatisation et robotisation sont des tendances lourdes qui vont bouleverser les métiers de la distribution. Seule l’échéance est encore inconnue. Revue des innovations existantes et à venir.

DES CAISSES SANS HUMAINS

Le tunnel de scanning n’a pas encore fait son apparition dans les grandes et moyennes surfaces (GMS). Avec ce dispositif, le client pose ses articles sur un tapis roulant qui traverse un tunnel équipé de scanners à reconnaissance d’image, capables d’analyser les tailles, formes et couleurs des packagings, tout en lisant codes barres ou puces RFID (à radio-identification). A l’autre bout du tunnel, il n’a plus qu’à payer sur un automate avec sa carte bancaire.

Plus besoin de personne en caisse, si ce n’est un unique employé pour surveiller le processus. Les technologies sont au point, des enseignes américaines (Walmart, Kroger) et européennes (le suédois ICA, l’allemand Rewe, l’anglais Asda) testent le concept depuis longtemps, mais aucun distributeur français n’a encore franchi le pas : installer ces machines serait une déclaration de guerre vis-à-vis des syndicats. La grande distribution ne renonce pas pour autant à automatiser ses lignes de caisses. D’une part avec les douchettes de self scanning - environ 90 000 dans les GMS - : le client lit lui-même les codes-barres et n’a plus qu’à présenter le ticket pour payer à une caisse dédiée. D’autre part avec les caisses automatiques en libre-service (6 500 en 2012 sur 200 000 postes d’encaissement). Le consommateur fait alors tout lui-même : scanner, peser, payer. Ces automates, apparus en 2005, servent avant tout à réduire l’attente en caisse (onze minutes en moyenne dans un hyper), mais aussi à faire baisser les coûts en supprimant des postes : une seule personne suffit à superviser quatre caisses en libre-service.

Une évolution lente mais continue qui serait plébiscitée par les consommateurs : 88 % des personnes interrogées utilisent l’encaissement en libre-service. Reste que pour Sophie Bernard, maître de conférences en sociologie à l’université Paris-Dauphine (1), la fin des caissiers et des caissières n’est pas pour demain. Cependant, leur travail va évoluer : moins de troubles musculo-squelettiques, mais plus de stress.

Probabilité à cinq ans : 3/10

Le paiement par téléphone généralisé

Payer ses achats avec son smartphone, selon l’Association française du sans contact mobile, c’est déjà possible dans 280 000 points de vente français équipés de terminaux NFC (near field communication ou communication en champ proche). En réalité, moins de 1 % des transactions se fait par paiement sans contact. Le consommateur français n’a pas l’air très intéressé par ce concept. D’après une étude Deloitte-Ipsos sur les usages mobiles (réalisée sur 2 000 personnes interrogées en juin 2014), 49 % des sondés déclarent qu’ils ne sont pas prêts à utiliser ce service «même si c’était aussi simple qu’avec une carte bancaire». Pourtant, payer ses courses avec son mobile est présenté comme une innovation majeure : gain de temps (pas besoin de taper son code en dessous de 20 euros), plus de porte-monnaie, choix du moyen de paiement (carte bancaire, carte de fidélité), blocage à distance de l’appli de paiement en cas de vol du mobile… La plupart des banques ont déjà sorti leurs applications : «Kix» de BNP Paribas, «m-carte» du Crédit mutuel, «paiement mobile sans contact» de la Banque postale ou «paiement mobile» de la Société générale.

Obsédés par la réduction du temps de passage en caisse, les distributeurs lancent eux aussi leurs applis : «paiement flash» de Leclerc ou «Flash’N Pay» d’Auchan. Dans les deux cas, la technologie retenue n’est pas le NFC mais la lecture d’un QR code en caisse. Ces logiciels gèrent aussi les coupons de réduction et peuvent servir à envoyer des offres promotionnelles ciblées quand le client passe devant le rayon concerné. C’est la technique dugeofencing ou envoi de messages grâce à la géolocalisation.

Le décollage du paiement mobile pourrait avoir lieu l’année prochaine, quand les Apple, Google et Samsung arriveront sur le sol français avec leur propre système. A moins que les Français ne continuent de préférer leur carte à puce, invention hexagonale et fierté nationale.

Probabilité à cinq ans : 8/10

Des CHARIOTS INTELLIGENTS pour garder la forme

Lourd, encombrant et peu maniable, le chariot n’a pas évolué depuis un demi-siècle. Mais avec le numérique, il devient intelligent. Équipé d’un écran tactile (ou d’une tablette) et d’un GPS, il peut devancer les actions du consommateur en analysant ses déplacements, suggérer des produits en fonction de sa liste de course téléchargée au préalable, proposer des promotions via la géolocalisation, voire enregistrer directement les achats et procéder au paiement.

En 2011, l’enseigne anglaise Sainsbury’s, associée à la chaîne de télé Sky, a testé des chariots avec un support pour iPad. Objectif : distraire le chaland pendant son shopping. Un an plus tard, la chaîne américaine de magasins bio Whole Foods expérimentait un modèle avec une tablette équipée du système de reconnaissance de mouvement Kinect de Microsoft. Le SmartCart reconnaissait le consommateur grâce à sa carte de fidélité, pouvait le suivre dans les rayons du magasin et le conseiller dans ses achats, par exemple en cas d’allergie à un aliment. En France, Auchan a dévoilé un prototype en 2013 avec la société lilloise Phoceis. L’application «compagnon shopping» est une liste de courses collaborative, complétée par chaque membre du foyer, et consultable sur son smartphone ou sa tablette fixée sur le chariot.

Aucun de ces trois essais n’a été généralisé, sans doute en raison du coût prohibitif de ces systèmes. Quant au leader mondial de la distribution, l’américain Walmart, il a testé cette année au Costa Rica «the Healthy Shopping Cart», pour rester en bonne santé : une tablette munie de capteurs calcule la distance parcourue dans le point de vente, le rythme cardiaque et le nombre de calories brûlées. Et elle recommande les produits pauvres en graisses. Une innovation que Walmart devrait plutôt introduire aux Etats-Unis, pays où deux tiers des adultes sont en surpoids ou obèses.

Probabilité à cinq ans : 5/10

UNE LOGISTIQUE AUX «MAINS» DES ROBOTS

Avant de vendre les produits dans les grandes surfaces, il faut les acheminer, les stocker et les trier. C’est le rôle de la logistique ou «supply chain» (chaîne d’approvisionnement), un secteur qui fait travailler 800 000 personnes en France. Des emplois bientôt menacés par l’arrivée des robots. Amazon mène la danse avec ses essais de mini-drones pour la livraison de petits colis (2,2 kg) en zones urbaines. Pour l’instant, cette pratique est prohibée aux Etats-Unis comme en France, mais la loi pourrait évoluer. En revanche, rien n’interdit d’utiliser des robots dans les entrepôts. Plus de 15 000 robots Kiva, entreprise rachetée par le géant du e-commerce en 2012, ont été installés à Noël dans dix entrepôts d’Amazon sur cinquante pour augmenter les cadences. Et, accessoirement, faire baisser d’un cinquième les coûts d’exploitation. Ces automates de 145 kg ressemblent à de gros aspirateurs. Munis de roues et de capteurs, ils se glissent sous les rayonnages, les soulèvent et les apportent au manutentionnaire. Avantage : ce ne sont plus les employés qui vont chercher les produits à trier - vingt kilomètres de marche par jour - mais les produits qui viennent à eux. Les robots Kiva sont là pour aider les employés humains.

Mais d’autres modèles arrivent qui pourraient bien les remplacer. La start-up californienne Fetch Robotics a ainsi créé Fetch, un automate unibrassiste, et Freight, une base roulante. Le duo robotique peut attraper des produits sur les étagères puis les convoyer jusqu’à la zone de chargement. D’après la société californienne, Fetch et Freight n’ont pas été conçus pour remplacer les employés, mais pour augmenter la cadence de livraison, tout en minimisant les tâches répétitives. Néanmoins, on ne voit pas bien pourquoi les distributeurs et leurs prestataires se gêneraient pour éliminer des postes humains au profit de ces travailleurs infatigables, non syndiqués et jamais malades.

Probabilité à cinq ans : 6/10

Si faire ses courses relève parfois du cauchemar (attente aux caisses, double manipulation des produits, répétition), les enseignes travaillent sur des innovations pour simplifier la vie du consommateur. Les progrès dans la robotisation et le traitement des données sont en train d’accélérer l’avènement du supermarché du futur, avec de moins en moins d’humains derrière les rayons, un cauchemar en cachant peut-être un autre.

(1) Travail et automatisation des services. La fin des caissières ?, Octarès 2012.




PATRICK CAPPELLI 29 JUILLET 2015 À 19:06




Libération

jeudi 6 août 2015

Décathlon va implanter des magasins grand public en Inde

Décathlon est déjà présent en Inde à travers le commerce de gros. Grâce à l'assouplissement de la réglementation, la marque vient d'obtenir le feu vert de l'administration indienne pour ouvrir des magasins de détail.



Déjà présent en Chine, où il compte une cinquantaine de points de vente, Décathlon, le géant européen de la distribution d'articles de sport, s'apprête à intensifier sa présence en Asie, cette fois en Inde. Le Foreign Investment Promotion Board, organisme chargé de donner son feu vert aux investissements étrangers dans ce pays, s'est réuni la semaine dernière avec, à l'ordre du jour, quatre dossiers de distributeurs étrangers monomarques, dont trois français.

Tous ont été acceptés, marquant une nette accélération de l'arrivée des distributeurs internationaux depuis l'assouplissement récent de la réglementation. Le gouvernement indien les autorise désormais à détenir 100 % de leur filiale en Inde, au lieu des 51 % maximaux qui prévalaient jusqu'à l'année dernière.


A lire également :


100 millions d'investissement

Le dossier le plus significatif à avoir reçu un feu vert est donc celui de Décathlon. Le FIPB a accepté son projet d'ouverture de magasins pour le grand public, pour un montant d'investissement substantiel, de l'ordre de 100 millions d'euros. Le groupe, filiale de l'Association familiale Mulliez (AFM), n'est pas un nouvel arrivant en Inde. Décathlon mène en effet depuis quelques années une implantation progressive. Ne voulant pas ouvrir son activité à un partenaire indien, il a, pour se faire, choisi la seule voie alors ouverte aux étrangers pour détenir 100 % de leur société en Inde : le commerce de gros, dit « cash & carry ».
Dans ce cadre, Décathlon a ouvert trois magasins, deux à Bangalore et, plus récemment, un à Bombay, accessibles aux commerçants détaillants, aux collectivités, ou encore aux entreprises. Le feu vert de l'administration indienne lui permettra de détenir également 100 % de ses futurs magasins monomarques. Le projet de Décathlon est de loin le plus important depuis le feu vert donné fin janvier au distributeur de meubles suédois Ikea, qui prévoit, lui, 1,5 milliard d'euros d'investissements dans les années à venir.

A savoir :

Promod ouvrira une qinzaine de boutiques en Inde

Du fait de la nouvelle réglementation, « tout le monde dans la distribution monomarque se sent pousser des ailes », constate Sumit Khosla, spécialiste de la distribution au sein de la société de conseil Accuracy. Une situation qui contraste avec le secteur de la grande distribution multimarque, où aucun projet n'a été déposé depuis que l'entrée des opérateurs étrangers dans des entreprises détenues à 51 % y a été autorisée, en septembre dernier. Dans la foulée de sa décision sur Décathlon, le FIPB a autorisé l'entrée en Inde de la marque de vêtements Promod. Celle-ci veut investir 4,5 millions d'euros pour ouvrir une quinzaine de boutiques dans un premier temps. L'enseigne a préféré conserver le modèle traditionnel de la coentreprise et détiendra 51 % des opérations aux côtés de la société indienne Modex Trading. Enfin, le troisième projet français approuvé est celui du fabricant de matériel de cuisine haut de gamme Le Creuset, qui contrôlera totalement son activité en Inde.


Les Echos, 07/2013

mercredi 12 février 2014

Cegid Innovation store : la boutique de demain

A l'ère du Web communauté, du mobile et du Big Data, à quoi ressemblera les boutiques de demain ? De quelle manière les commerçants ayant pignon sur rue pourront-ils renforcer leur position face aux boutiques e-commerce ? C'est ce que propose de passer en revue Cegid, une société spécialisée dans la conception de progiciels et de systèmes d'information pour entreprises.


Source : Cegid Innovation Store, 10/02/14

vendredi 7 février 2014

Comment Monoprix va nourrir sa marque en 2014

Davantage qu'une simple enseigne, Monoprix se veut une marque globale. Communication, réseaux sociaux, MDD, nouveaux circuits de distribution : le distributeur cultive son positionnement atypique pour résister à la crise.


Le virage amorcé en 2013 sera encore accentué en 2014. "Monoprix est installé au cœur des villes depuis quatre-vingts ans, rappelle Stéphane Maquaire, président du directoire de la filiale de Casino. Mais au-delà de cette proximité géographique, nous basculons progressivement vers davantage de proximité relationnelle. Monoprix devient une marque du quotidien, au service des citadins."

La nuance n'est pas que symbolique. Ce positionnement plus large s'illustre à la fois par le ton décalé cultivé par l'enseigne dans sa communication et par le développement de Monoprix en dehors de son réseau classique de magasins urbains.

Sur la communication, d'abord, le distributeur va continuer sur sa lancée. A l'aise sur les réseaux sociaux, Monoprix compte désormais 740.000 fans sur Facebook (+ 68% en un an). Ces fans, à en croire le distributeur, sont également plus "engagés" (ils interagissent) que ceux de la concurrence.

L'enseigne, ensuite, est déclinée dans de nouveaux espaces. Après les gares, Monoprix s'installe dans de nouveaux sites comme les aéroports et les autoroutes. Quatre "shops in the shop" ont été inaugurés l'an dernier dans des stations Total. Quinze ouvertures sont encore attendues dans ces différents lieux de flux pour 2014.

Monoprix se développe également "hors les murs". Avec son site de e-commerce, bien sûr, qui affiche + 26% de CA en 2013. Le distributeur voudrait d'ailleurs installer des casiers automatiques de retrait, là encore, dans des lieux de flux.

Monoprix ouvre aussi des boutiques en ligne, de textile essentiellement, sur des marketplaces. En 2013 chez Amazon, La Redoute et MonShowroom (du groupe Casino). En 2014 chez BrandAlley.

La marketplace de Cdiscount (groupe Casino), en revanche, n'attire guère Monoprix pour l'instant. Les opérations "boucherie sur les prix à - 95%", ce n'est pas vraiment la tasse de thé de l'enseigne...

Autre nouveau business pour Monoprix : la distribution de ses MDD chez des partenaires. Via Newrest et Elior dans les bars TGV de la SNCF. Ou encore à l'étranger, dans les enseignes du groupe Casino (Brésil, Thaïlande) et chez un partenaire à Hong Kong. Il y aurait même un marché à prendre au Japon, où la marque Monoprix est déjà connue grâce aux touristes de retour de Paris !

Un développement record

Monoprix a bouclé une année record en matière d'expansion. Le parc de magasins de la filiale de Casino atteint 500 unités, toutes enseignes confondues, grâce à 40 ouvertures en 2013. 8 Monoprix, 15 Monop et 5 Naturalia (magasins bio) ont notamment été inaugurés l'an dernier.

La franchise compte pour moitié dans ce développement et Monoprix a déjà prévu une expansion du même ordre en 2014.

A l'international (à 100% en franchise), le distributeur va poursuivre cette année son développement en Libye et au Liban. L'enseigne va également faire son apparition au Maroc, à l'Ile Maurice et au Luxembourg.

Monoprix affiche 4,3 Mds€ de chiffre d'affaires TTC en 2013, en croissance de 1,1%. A magasins comparables, les magasins Monoprix sont en recul de 0,8% : l'alimentaire résiste bien mais le textile plonge de près de 6% (en raison d'une moindre activité promotionnelle que la concurrence, se défend le distributeur).

Source : Linéaire, 21/01/2014

mercredi 5 février 2014

Smart Flows repère les flux de clients en magasin

La start-up Smart Flows a développé un système permettant de cartographier les flux de personnes dans les grandes surfaces, grâce aux ondes émises par les smartphones.

Smart Flows repère les flux de clients en magasin
Smart Flows permet de suivre des clients à la trace dans des grandes surfaces, grâce aux ondes des smartphones.
DR
C'est un peu le Google Analytics des magasins. La technologie mise au point par la jeune start-up Smart Flows permet d'analyser en temps réel les déplacements des clients dans un commerce en repérant leurs smartphones.

Grâce à des capteurs qui récupèrent les signaux émis par les téléphones portables, l'outil de Smart Flows réalise une cartographie très précise des mouvements de personnes. Validé par la CNIL, ce système garantit la confidentialité des données obtenues, qui sont cryptées afin d'éviter toute atteinte à la vie privée.
Carrefour et le musée du Louvre équipés

Présente au CES 2014 de Las Vegas, Smart Flows suit et analyse en temps réel les flux de personnes, offrant ainsi aux distributeurs un outil performant pour améliorer leur connaissance client.

"Dans un magasin d'électronique et d'électroménager, on peut observer que sur 100 personnes visitant le rayon multimédia, 30 vont par la suite au rayon électroménager, et 70 au rayon télévisions, explique Nicolas Binet, co-fondateur de Smart Flows. Cela permet à nos partenaires d'améliorer leur connaissance client, mais également leur accueil des visiteurs, en gérant mieux les flux."

Un outil qui a déjà séduit Carrefour, Gemo et même le musée du Louvre.

S'inspirer du e-commerce

Smart Flows est née de la rencontre entre deux conseillers en stratégie et finance, Marion Brette et Nicolas Binet. Ces derniers se sont inspirés du e-commerce, et des méthodes de traçage des clients très efficaces. "Nous avons réalisé qu'il était impossible d'analyser le comportement client dans les espaces de vente physique, alors que le cheminement des clients sur les sites de e-commerce est si facilement analysable, précise Nicolas Binet. C'est ainsi que nous avons imaginé Smart Flows."

Au départ, la jeune pousse a dû faire appel à l'autofinancement, ainsi qu'à des aides publiques. Un an après, en 2012, les résultats étaient déjà positifs, notamment grâce à un business model efficace : proposer des abonnements aux clients, en fonction de la superficie du site et du service.

Shopping connecté

La start-up est aujourd'hui principalement implantée en France. Deux commerciaux ont rejoint l'équipe de 10 personnes, et sont en charge du développement des marchés allemands et suisses. Le CES a permis à Smart Flows d'élargir son carnet d'adresse, et de se créer une importante base de contacts outre-Atlantique pour une éventuelle implantation là-bas.

Pour poursuivre son développement, la start-up a mis au point un nouveau produit pour affiner les possibilités commerciales de leur solution. "Les clients peuvent se connecter au réseau wifi du magasin et recevoir des informations ou des réductions ", décrit Nicolas Binet.

Inventive et ambitieuse, cette start-up entend se faire une place sur le marché du shopping connecté.

Source : L'express, 3/02/14

mardi 28 janvier 2014

Sans musique dans les magasins, les clients ont un "sentiment de vide"

Quasiment tous les commerces proposent désormais des ambiances musicales. France 3 s'est penché sur la question, à l'occasion de la 11e semaine du son.

On se plaint souvent du bruit, qui est partout omniprésent. La 11e semaine du son, qui débute ce lundi 27 janvier, veut sensibiliser le public à la qualité de l’environnement sonore. Un constat est fait par nos confrères de France 3 : quasiment tous les commerces proposent désormais des ambiances musicales, notamment les grandes surfaces et les centres commerciaux. Des agences de communication sonore se sont créées et proposent leurs idées.

Un magasin est perçu comme "triste" par les clients en l'absence de musique, selon le directeur d'une agence de communication qui travaille dans la sonorisation des magasins. Sans musique, les émotions générées par les clients "sont plus négatives", dit-il. Plus le tempo est rapide, plus les personnes se déplacent rapidement dans le magasin. Ce qui arrange bien les propriétaires de commerces les jours d'affluence, notamment le week-end. 


Source : France 3, 27/01/14

jeudi 16 janvier 2014

Les centres commerciaux français ont souffert en 2013

L’activité des enseignes de biens culturels implantées dans les «malls» a fortement chuté l’an dernier dans l’Hexagone.
La fréquentation des centres commerciaux s’est inscrite en repli de 1,7% en 2013. 



La crise, mais surtout la concurrence du e-commerce, commencent à peser sérieusement sur l’activité des centres commerciaux français, justifiant le recentrage de la plupart des grandes foncières sur les meilleurs d’entre eux. Selon un premier bilan – les chiffres de décembre ne sont pas encore totalement arrêtés – établi par le Conseil national des centres commerciaux (CNCC), la fréquentation s’est inscrite en repli de 1,7% sur 2013.


Les chiffres d’affaires baissent, quant à eux, de 1,6%. « Ce recul de l’activité est constant depuis 2011 », a indiqué mardi le délégué général, Jean-Michel Silberstein. En 2012, la fréquentation avait déjà chuté de 1,1% et les ventes de 0,2%.
Les magasins culturels ne sont plus des locomotives


En 2013, ce sont les grandes surfaces spécialisées (GSS), notamment en culture et loisirs – les plus touchés par « l’effet Amazon » –, et les cœurs de ville qui ont le plus souffert, avec des baisses d’activité de, respectivement, 3% (dont 8,9% pour le seul secteur de la culture) et 4,3%. Des évolutions que confirme le projet de fermeture par la FNAC de deux de ses magasins , à Portet-sur-Garonne, près de Toulouse, et à Villiers-en-Bière, en région parisienne, deux gros centres commerciaux de périphérie.


Les boutiques de moins de 750 mètres carrés (–1,2%) et les secteurs de la beauté-santé (+ 1,1%) et de l’équipement de la personne (+ 5,2%) ont mieux résisté. « Les enseignes de biens culturels ne jouent plus leur rôle de locomotive, notamment dans les centres commerciaux de centre-ville », a résumé Christian Dubois, directeur général de Cushman & Wakefield France lors de la conférence de presse donnée à Paris par le CNCC.
Mauvais mois de décembre


La fédération d’enseignes Procos confirme, elle aussi, outre la baisse tendancielle de la fréquentation des centres commerciaux, le déclin des GSS. Son baromètre sur le commerce spécialisé affiche une baisse d’activité de 0,9% pour 2013, et de 2,8% pour le seul mois de décembre. Et ce sont bien les grandes et moyennes surfaces qui tirent l’indice vers le bas, avec pour l’année une diminution de leur chiffre d’affaires de 1,4%, contre seulement –0,7% pour les boutiques.

En revanche, Jean-Michel Silberstein, du CNCC, a souligné que « quoi qu’on ait pu dire ces derniers mois, le concept d'hypermarché reste solide ». Il s’est en outre déclaré «relativement optimiste » pour 2014. « On a atteint un plancher, on ne va pas descendre plus bas », a-t-il déclaré.
Reports d’ouverture

Signe des temps, malgré l'inauguration de sites spectaculaires comme Aéroville, près de l'aéroport Charles-de-Gaulle , ou Beaugrenelle, à Paris , l'année 2013 a été marquée, note Cushman & Wakefield par un nombre croissant de reports d’ouvertures de centres et de parcs d’activité commerciale. Seuls 58 % des ouvertures prévues ont eu lieu. Du côté de la fédération d’enseignes Procos, on constate la même tendance à « l’étalement dans le temps des projets ».

Source : Les Echos, 16/01/04

dimanche 29 septembre 2013

Marques en scène pour plus de sens

Enrichir la relation entre les consommateurs et les marques est un point de passage obligé pour asseoir davantage leur légitimité. Les concepts stores fleurissent mais leur succès n'est pas toujours garanti. 

Propos recueillis par Jean WATIN-AUGOUARD. 


Apple Store à Tokyo
 

Lire l'article

Source : Revue des marques : numéro 69 - Janvier 2010

 

mardi 3 septembre 2013

Des bacs surgelés à couvercle large chez Bonnet Névé

Les nouveaux bacs surgelés Bonnet Névé, Cosmos 4 Eco et Galaxie 4 Eco, se caractérisent par des couvercles à ouverture frontale (et non latérale) d’une largeur de 1,25 m, supérieure à celle des générations précédentes.
Des bacs surgelés à couvercle large 
 
Linéaire, 6/03/12

Une PLV dynamique à écran large chez Viewness

Deux écueils fréquents et opposés guettent la PLV dynamique en magasin : se montrer envahissante en rayon ou, au contraire, trop discrète.



Une PLV dynamique à écran large chez Viewness 
Source : Linéaire,27/09/11

vendredi 30 août 2013

Jade-i sonde les clients sur les terminaux de paiement


Jade-i sonde les clients sur les terminaux de paiement
Un moyen simple de mesurer la satisfaction client en temps réel. C’est ce que souhaite apporter aux enseignes la jeune société française Jade-i, avec son "Visitors-Book".

L’application ne nécessite aucun investissement en matériel. Elle est commercialisée en mode Saas ("Software as a service", c’est-à-dire que le client utilise les ressources du logiciel à distance, via le web, sans l’installer physiquement sur son système).

Elle utilise les terminaux de paiement (TPE) du magasin pour dialoguer avec le consommateur.

Une fois ses achats effectués et réglés, le client est invité à répondre à une question simple s’affichant sur le TPE : qualité de l’accueil, étendue du choix, niveau de prix, etc.

Sa réponse prend la forme d’une note allant de 0 (la plus mauvaise) à 9 (la plus élevée).

Les informations ainsi collectées sont transmises chaque soir aux serveurs Jade-i et synthétisées. Elles sont restituées sous forme de tableaux de bord accessibles sur le portail sécurisé de Visitors-book, et/ou envoyés directement aux équipes en magasin.

Les questions posées sont définies et planifiées dans le temps par l’enseigne : elles peuvent changer quotidiennement et varier d’un client à l’autre selon différents critères (montant du ticket, catégories achetées, etc.).

Visitors-Book est déployé dans l’enseigne d’équipement de la maison Lapeyre depuis la fin de l’année dernière.

Linéaire, 25/01/12

Vidéo Paris Miki par Malherbe design

Le tout nouveau concept Paris Miki, + de 1000 boutiques au Japon


Source : Point de vente, 31/03/2010

Leclerc Chinon par Malherbe design

Inauguration du nouveau Leclerc à Chinon (Indre et Loire)

Source : Point  de vente, 8/03/12

Nouveau concept store Caroll par Malherbe design




Source : Point de vente, 8/03/12

Les boulangers en avance sur l'encaissement automatique

C’est boulevard Murat, dans le 16ème arrondissement de Paris, que Wincor Nixdorf a équipé sa 100ème boulangerie d’un système d’encaissement automatisé.
Le dispositif se compose d’un automate iCash pour pièces et, plus rare, d’un second dédié aux billets.



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Source : Linéaire, 3/01/12